La Démocratie à Madagascar…

L’Histoire a voulu que les deux grandes Puissances planétaires, La France et les Etats-Unis d’Amérique élisent toujours ensemble au cours d’une même année leur Président. Rien de vraiment comparable entre les deux modes d’élection sauf qu’à la base des deux systèmes, on parle à outrance de démocratie, de liberté, de transparence et puis des valeurs. Bref, des vrais modèles à suivre voire à imposer.

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L’un des mobiles brandi par la France quand elle était allée vers les autres continents au 19 ème siècle est  sa mission civilisatrice. C’était d’une autre époque, mais plus proche de nous, la déclaration de La Baule : pas d’aide financière sans avancée démocratique.

Dans le pays de l’oncle SAM, Barack Obama a encore bien fait passer le message de « four more years ».Il a gagné  et  il n’a plus rien à perdre. Là-bas, ils exportent leur démocratie au nom des principes typiquement américains, clefs de voûte  de l’articulation  de melting pot et de l’american way of life. Ils ont encore hérité tout ça des Whasp, pionniers venus d’outre atlantique dont parle  MAX WEBER dans sa fameuse théorie. Depuis 2009, malgré la dureté de langage et de position à l’égard du régime de la Transition, Les USA sont là très présents dans le microcosme politique malagasy  à travers ses  épées de Damoclès  à l’encontre de ce qu’ils qualifient de dérives anti-démocratiques.

Et voilà la toile d’araignée visible entre les deux grandes puissances qui semblent être en harmonie parfaite car on parle d’une même langue quand on prône la liberté et la démocratie  à l’intérieur des frontières. A l’extérieur, sécurité nationale et intérêts obligent. A chacun son style même entre deux hommes qui se succèdent à la Présidence. En France, le plus américain de tous les présidents depuis De Gaulle  est emporté par son tempérament détestable et par son bilan socio-économique désastreux.

François Hollande révise la politique française en Afrique : Le réseau Françafrique n’est plus de l’air du temps et le département Afrique de l’Elysée est ripé totalement vers le Quai d’Orsay.

Mais quoiqu’on dise, quoiqu’on pense, par la position géostratégique de la Grande Ile, les deux Grandes Puissances, tantôt partenaires, tantôt concurrents mais en gardiens des valeurs démocratiques cherchent à imposer leurs jeux et leurs principes.

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L’étau se resserre dans les pays en voie de démocratisation, et ces deux pays recherchent des idéaux démocratiques correspondant à leurs clichés pour adopter une démarche plus engagée dans la voie de résolution des problèmes engendrés par des problèmes politiques. Dans les pays en crise, les peuples n’ont pas d’attaches et les régimes  n’ont point de ports.

Navré de faire appel à la conscience, en face d’une situation pareille, les peuples sont figés au repli d’eux mêmes et leurs Etats Nations sont mis en quarantaine.

Chers concitoyens universels, que toutes les voies possibles nous éclairent et que les conditions de retour de ces pays en crise dans cet illustre concert des Nations soient définies et déterminées aussi tôt qu’ils périssent.

Au nom de la démocratie, et de la paix mondiale.

La rédaction

3 thoughts on “La Démocratie à Madagascar…

  1. Grand merci pour cette analyse tellement pertinente de la situation ” mondiale ” et de mettre l’accent sur la nécessité absolue de parler de l’incontournable démocratie pour faire revenir Madagascar dans le ” concert des nations civilisées “, qualité essentielle pour survivre.

    Je suis de ceux qui pensent et qui osent dire que, dans notre pays, nous avons l’obligation de voir devant nous et d’arrêter de couper les cheveux en quatre : espérer un sursaut et une remise en question de ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui ou la possibilité pour le FFKM, entre autres, de reprendre la main dans des affaires politiques qui de toutes les façons le dépassent, font partie de ce que j’appelle des incantations qui ne sont que ce qu’elles resteront à jamais, des voeux pieux.

    ” No dream, no future ” clament les américains d’OBAMA, et sous nos tropiques je pourrais ajouter, singeant ainsi un écrivain européen dont j’ai oublié le nom, ” un peuple qui ne rêve pas, est un peuple sans avenir “.

    Faisons rêver ce peuple malgache qui n’en peut mais. Donnons-lui la possibilité de tout au moins entrevoir un lendemain chantant, pour qu’il reprenne du poil de la bête et sorte de cette néfaste léthargie dans laquelle tous les prédateurs, marchands d’illusions et apprentis sorciers de ce pays l’ont plongé depuis des décénnies. Seuls ” ceux qui savent “, mais qui ont jusqu’à maintenant préféré se tenir loin de la politique qu’ils execrent, croyant ainsi bien faire alors qu’ils ne sont que les jouets de ces manipulateurs que je fustige et que je veux voir écartés à jamais du cerlce du pouvoir, peuvent arriver à le réveiller. Ils sont les ” Vato nasondrontry ny tany ” qui doivent servir de Fanorolahy sinon de Fanoro-lalana à ces compatriotes qui n’attendent que cela pour enfin prendre son avenir en main.

    VoxNovi doit être de ces Fanorolalana que je veux interpeller dans tous les déplacements de sensibilisation que je fais à travers l’île. La prochaine présidentielle peut être l’étape décisive pour le réaliser.

    Bon vent à Vox Novi et qu’il reste à l’écoute continuel de ce peuple qui doit enfin se réveiller !

    Maurice Beranto, candidat à la présidentielle 2013

  2. Bonjour et longue vie à Voxnovi. Très réaliste dans vos analyses. Le monde avec ce concept de village planétaire est tel qu’il est .Un monde sans état d’âme.Un enchevêtrement de guerres d’intérêt. La crise politique à ne plus en finir dans cette Grande Ile Madagascar n’est pas seulement des bêtises intramuro mais partout planent des mains invisibles . Par contre je dois vous dire que je ne fais pas de la provocation en disant que cette crise a tout de même une retombée positive importante pour cette Grande Ile: cette prise de conscience collective. Cette nouvelle élection présidentielle en perspective fera entrer Madagascar dans une ère nouvelle.Il se libérera des poids de son Histoire et finie la stratégie empirique qui infentilise le peuple les temps de propagande.Cette crise a engendré une paupérisation et une insécurité généralisées, par contre le vrai débat d’idées a atteint les fins fonds des nos campagnes. Les malagasy ont identifié ces prédateurs et voraces qui les ont gavés des illusions durant ces cinquantes années d’idépendance.Ils sont là de père en fils depuis toujours .Il faut leur barrer la route.

  3. Tres bonne analyse et reflexion que je n’ai pas toujours compris… Mais on se retrouve bien sur certaines idées communes et je souhaite contribuer a faire circuler la parole, comme il a été suggéré.

    Agir pour ses idées : c’est effectivement la que le bas blesse. Il se trouve que beaucoup pensent plutôt bien mais n’agissent pas pour defendre ce qu’ils pensent. Il s’en trouve aujourd’hui déteint dans les partis politiques qui fleurissent de tout bord sans vraiment d’idées qui seront portées par un collectif convaincu et militant

    Le refrain bien penser et bien dire, on l’a entendu très souvent, peut être trop ; a quand le BIEN FAIRE. On ne peut pas dire que les malgaches ne sont pas dans l’action ! Par contre, lorsqu’ils sont dans l’action, ils le font trop souvent MAL. Cette maladie contagieuse a qui tend au nombrilisme fait trop de ravage parmi les élites. Les intellectuels, cliché plutôt péjoratif, sont indispensables a notre société. Ils sont la vrai richesse d’une nation des lors qu’elle s’emploie à travailler pour faire avancer le collectif. Vous devez être regroupé comme certain l’ont déjà initié en think tank et non en reseau d’influence, afin que les hommes au pouvoir puissent être orienté ou avoir les bons outils pour coordonner la mise en œuvre de vrai programme de développement. Cela ne s’adresse pas forcément a des politiques.

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